Opti-Coach

Demandez votre version de démonstration

    Souscrire à notre newsletter

    Nous adapterons votre démo à vos besoins et répondrons à toutes vos questions !

    Ergonomie du travail sur écran : comment analyser et évaluer le poste ?

    ergonomie travail sur ecran

    En tant que préventeur ou employeur, vous avez certainement déjà fait face à cette situation : un collaborateur se plaint de douleurs, un nouveau fauteuil est alors commandé. Mais deux semaines plus tard, la douleur est toujours présente. Pourquoi ? Parce que l’ergonomie ne se résume pas à l’achat de matériel. Cette erreur peut coûter cher à l’entreprise sans résoudre le problème de fond.

    Découvrez avec Opti-Coach comment utiliser les méthodes professionnelles et les grilles d’évaluation reconnues pour cibler l’origine exacte des tensions. Agissez avec plus de précision, et donc plus efficacement !

    En résumé :
    • L’analyse ergonomique doit toujours précéder tout achat de matériel ou réglage
    • L’évaluation s’appuie sur des méthodes reconnues comme les outils INRS (OREGE, ED 6161) ou les grilles d’analyse internationales (RULA, REBA)
    • La posture au travail repose sur des angles de référence précis 
    • L’aménagement du poste et l’organisation du travail sont indissociables
    • Un diagnostic structuré évite les erreurs coûteuses et prévient les TMS.

    Comprendre l’ergonomie du travail sur écran 

    Les 3 dimensions de l’ergonomie au poste de travail

    L’ergonomie du travail sur écran ne se limite pas à l’achat d’un bon siège ou au réglage de la hauteur d’écran. 

    Pour réaliser un diagnostic complet et efficace, il faut analyser trois dimensions complémentaires qui interagissent et s’influencent mutuellement : 

    L’ergonomie physique 

    C’est celle que tout le monde identifie spontanément : la posture devant l’écran, les sollicitations biomécaniques répétées et la disposition du matériel. 

    Cette dimension englobe les distances œil-écran, les hauteurs de chaque élément, les angles articulaires ainsi que les conditions d’ambiance physique (éclairage, température, acoustique).

    C’est sur cette dimension que portent la majorité des grilles d’évaluation ergonomique.

    L’ergonomie cognitive

    Moins visible mais tout aussi importante, cette dimension concerne la charge cognitive liée à l’utilisation des outils, interfaces et à l’organisation de l’activité. 

    Un logiciel complexe à prendre en main, des interruptions fréquentes (notifications, appels), un niveau de concentration élevé requis en permanence ou encore la gestion de la pression temporelle engendrent une fatigue cognitive qui amplifie les tensions physiques.

    Lors d’un diagnostic, il est essentiel d’évaluer également cette dimension pour comprendre pourquoi certains collaborateurs ressentent plus de fatigue que d’autres sur des postes apparemment similaires.

    L’ergonomie organisationnelle

    C’est le facteur multiplicateur des risques ! La durée quotidienne passée sur écran sans alternance des tâches, la fréquence et la qualité des pauses, l’organisation collective des postes en entreprise (flex-office, télétravail) influencent directement l’apparition des symptômes.

    Cette dimension regroupe aussi l’autonomie dans l’organisation du travail, le soutien managérial et les relations collectives, des facteurs reconnus comme déterminants dans la prévention des risques psychosociaux.

    Le lien entre ergonomie et santé au travail

    Un poste configuré de manière incorrecte génère des contraintes posturales, visuelles et musculaires qui, répétées quotidiennement, se transforment en pathologies chroniques.

    Le cercle vicieux sans diagnostic

    Les contraintes ergonomiques non identifiées exposent à des sollicitations répétées susceptibles de générer des troubles musculo-squelettiques (TMS). Les douleurs s’installent progressivement et peuvent entraîner de l’absentéisme, voire dans les cas les plus sévères, compromettre le maintien dans l’emploi.

    Ce processus prend souvent plusieurs années, d’où la sous-estimation du risque. Les premiers symptômes comme les tensions cervicales ou les picotements aux poignets sont négligés jusqu’à la pathologie déclarée.

    Le cercle vertueux avec diagnostic

    Un diagnostic structuré identifie les contraintes avant l’apparition des symptômes. Les corrections ciblées améliorent le confort quotidien, maintiennent la performance et assurent le maintien dans l’emploi.

    La différence est claire : il est préférable d’agir en amont avec des investissements maîtrisés plutôt que subir les coûts de l’absentéisme et de la prise en charge des pathologies professionnelles.

    Pourquoi un diagnostic est indispensable avant les réglages ?

    Trop souvent, les entreprises investissent dans du matériel ergonomique sans avoir préalablement identifié les vraies causes de l’inconfort de leurs collaborateurs.

    Les symptômes peuvent persister malgré l’achat si celui-ci ne répond pas aux contraintes réelles, les collaborateurs se découragent face à l’absence d’amélioration et l’entreprise risque de multiplier les tentatives sans résultats probants.

    Résultat : des milliers d’euros dépensés, sans résolution du problème de fond !

    Une démarche structurée évite les achats inutiles et garantit que chaque euro investi répond à un besoin réel et mesuré.

    La démarche idéale s’effectue en 5 étapes

    1. Diagnostic : analyser l’activité réelle et identifier précisément les contraintes du poste (postures adoptées, distances, angles articulaires, organisation du travail, charge cognitive)
    2. Priorisation : déterminer les actions qui auront le plus d’impact sur le confort et la santé, en fonction de la gravité des risques identifiés
    3. Solution : choisir le matériel et les ajustements réellement adaptés aux contraintes identifiées
    4. Réglage et formation : appliquer les ajustements de manière méthodique et former le collaborateur aux bons usages pour garantir le maintien dans le temps
    5. Suivi : évaluer l’efficacité des changements à court terme (7 jours) et moyen terme (1 mois) pour ajuster si nécessaire, conformément à l’obligation de mise à jour régulière de l’évaluation des risques.

    Analyse vs évaluation : quelle différence ?

    L’évaluation ergonomique utilise des grilles standardisées pour mesurer rapidement les écarts entre le poste actuel et les référentiels ergonomiques. Elle produit un score de risque standardisé et reproductible et identifie les postes qui nécessitent une attention prioritaire.

    C’est l’outil idéal pour un dépistage à grande échelle ou un premier diagnostic. Elle s’inscrit dans l’obligation réglementaire d’évaluation des risques du Document Unique (DUERP).

    L’analyse ergonomique va plus loin en observant l’activité réelle du collaborateur, en comprenant ses stratégies d’adaptation et en identifiant les facteurs organisationnels et cognitifs. 

    Elle nécessite l’intervention d’un ergonome qualifié et est plus adaptée aux situations complexes où l’évaluation standard ne suffit pas.

    Dans une démarche complète de prévention, l’évaluation et l’analyse sont complémentaires : l’évaluation permet un repérage rapide des situations à risque, l’analyse approfondit ensuite les cas prioritaires pour concevoir des solutions pérennes et adaptées à l’activité réelle.

    Les 5 étapes du diagnostic ergonomique

    Qu’elle soit réalisée sous forme d’évaluation standardisée ou d’analyse ergonomique approfondie par un ergonome professionnel, la phase de diagnostic suit une méthodologie structurée en 5 étapes complémentaires : 

    Étape 1 : Observer l’activité réelle

    L’observation en situation de travail, idéalement sur une période représentative de l’activité (plusieurs heures ou une journée complète selon les cas), permet de noter les postures adoptées, les mouvements répétés, la variabilité des tâches et surtout les adaptations spontanées.

    Ces ajustements révèlent les vraies contraintes du poste. L’observateur distingue le travail prescrit (ce qui devrait être fait selon les procédures) du travail réel (ce qui est effectivement fait par le collaborateur pour atteindre ses objectifs).

    Étape 2 : Mesurer objectivement

    La deuxième étape consiste à mesurer les dimensions physiques du poste : la distance œil-écran, la distance clavier-bord du bureau, les hauteurs du siège et de l’écran par rapport au sol et à l’utilisateur.

    Les angles articulaires des coudes, épaules, genoux et poignets sont également évalués lors des postures de travail caractéristiques.

    Ces données permettent une comparaison avec les référentiels normatifs.

    Étape 3 : Recueillir le ressenti du collaborateur

    L’entretien avec le collaborateur identifie les zones d’inconfort ou de douleur, leur intensité (échelle EVA de 0 à 10) et leur évolution dans le temps. Le moment d’apparition des symptômes est précisé : dès le matin, après 2 heures de travail, en fin de journée.

    La gêne fonctionnelle dans la réalisation des tâches est aussi évaluée pour mesurer l’impact réel sur l’activité. Les antécédents médicaux sont recueillis pour adapter les recommandations aux contraintes individuelles.

    Étape 4 : Identifier et classer les écarts

    La comparaison entre la situation actuelle et les référentiels ergonomiques utilise les grilles d’évaluation standardisées. Chaque écart par rapport aux référentiels est listé et classé selon son niveau de risque :

    • Critique : action immédiate nécessaire (risque avéré de TMS)
    • Important : action à court terme (inconfort significatif, risque potentiel)
    • Mineur : action à moyen terme (amélioration du confort)

    Cette phase transforme les observations qualitatives en constats objectifs, mesurables et traçables dans le Document Unique.

    Étape 5 : Prioriser les actions correctives

    Une fois les contraintes identifiées, la priorisation évite de disperser les efforts et les budgets.

    La méthode standard d’évaluation des risques professionnels utilise le calcul de la criticité pour hiérarchiser les actions :

    Criticité = Gravité × Fréquence (× Probabilité)

    • Gravité : impact potentiel sur la santé (1 = gêne légère à 4 = pathologie invalidante)
    • Fréquence : durée d’exposition quotidienne (1 = occasionnelle à 4 = permanente)
    • Probabilité (optionnelle selon les méthodes) : risque de survenue du dommage

    Cette criticité permet de classer objectivement les contraintes ergonomiques. On évalue également les mesures de prévention déjà en place : à criticité égale, une contrainte sans aucune protection est plus prioritaire qu’une contrainte partiellement maîtrisée.

    Pour affiner la priorisation, on intègre ensuite la faisabilité (coût, délai, complexité technique) : à criticité égale, les solutions rapides et peu coûteuses passent en priorité pour générer des résultats immédiats et maintenir la dynamique de prévention.

    Les outils d’évaluation ergonomique

    L’évaluation ergonomique s’appuie sur des outils standardisés pour transformer l’observation en données objectives et mesurables. Ces grilles et questionnaires permettent de quantifier les risques pour orienter le diagnostic et prioriser les actions de prévention.

    En voici un tableau comparatif : 

    OutilCibleDuréeMeilleur usage
    RULAMembre supérieur5 à 10 mnTravail bureau / écran
    REBACorps entier15 à 20 mnPostes mixtes, manutention légère
    OREGEGestes répétitifs20 à 30 mnProduction répétitive, saisie
    ED 6161Charge physique globale1 à 2 hSituations complexes
    NordiqueRessenti TMS5 à 10 mnDépistage collectif, suivi épidémiologique

    L’efficacité d’un diagnostic repose sur le croisement de ces données : les mesures biomécaniques objectivent les contraintes posturales et gestuelles, le questionnaire nordique révèle les symptômes ressentis par les collaborateurs et l’analyse globale intègre les dimensions organisationnelles et environnementales généralement négligées.

    C’est cette approche multi-outils qui garantit un diagnostic complet, fiable et des solutions pertinentes adaptées à la réalité du terrain !

    Poste ergonomique vs poste non ergonomique : grille de comparaison

    La comparaison visuelle entre configurations conformes et non conformes aide à identifier rapidement les problèmes lors d’un diagnostic.

    En voici un exemple :

    ÉlémentNon-ergonomiqueErgonomique
    SiègeFixe, pas de soutien lombaire, pieds suspendusRéglable (hauteur/profondeur/dossier), soutien L3-L5, pieds à plat ≥90°
    ÉcranTrop haut/bas, <50 ou >70 cm, Haut au niveau des yeux, distance 50-70 cm
    Clavier / sourisClavier collé au bord, pieds relevés, souris >30 cm10-15 cm du bord, clavier à plat, souris à côté du clavier
    PoignetsExtension / déviation, appui continuAlignés avec les avant-bras
    Éclairage<200 lux, reflets200-500 lux selon l’écran
    OrganisationTravail en continu sans pausesPauses de 20 minutes toutes les 2 heures (exemple)

    Organisation des postes en entreprise 

    L’évaluation ergonomique en entreprise pose des défis spécifiques liés au nombre de postes, à la diversité des situations et aux contraintes organisationnelles.

    Une méthodologie adaptée évite les erreurs coûteuses et garantit une couverture complète.

    Diagnostic collectif : déployer l’évaluation à grande échelle

    Évaluer 50, 100 ou 500 postes avec des grilles papier classiques devient rapidement ingérable ! Une évaluation de 30 minutes par poste représente 50 heures pour 100 collaborateurs, soit environ 2 500 à 5 000€ de temps de travail mobilisé selon les profils (préventeur interne, ergonome externe).

    À cela s’ajoutent la formation préalable des évaluateurs (une demi-journée minimum), la consolidation manuelle des résultats dans des tableaux Excel et la complexité de prioriser les actions à l’échelle de l’organisation.

    Le coût total dépasse souvent plusieurs milliers d’euros sans compter le temps mobilisé.

    L’approche progressive en 3 phases

    La méthodologie optimale déploie l’évaluation par niveaux successifs pour concentrer les ressources sur les postes à risque.

    • Phase 1 – dépistage collectif : utilisation du questionnaire nordique de Kuorinka distribué à l’ensemble des collaborateurs. Ce premier filtre identifie les zones anatomiques douloureuses, la prévalence des troubles et les collaborateurs à risque qui ont besoin d’une évaluation plus approfondie.
    • Phase 2 – évaluation ciblée : on se concentre ici sur les postes à risque détectés en phase 1 en utilisant une grille d’évaluation standardisée. Cette phase permet une cotation du risque par zone anatomique et par poste.
    • Phase 3 – analyse approfondie : intervention d’un ergonome professionnel pour une analyse détaillée des postes critiques uniquement (criticité élevée identifiée en phase 2). Utilisation d’outils avancés (OREGE, REBA, ED 6161…) et analyse de l’activité réelle en intégrant les dimensions organisationnelles.

    L’approche digitale pour optimiser le déploiement

    Les outils digitaux comme Opti-Coach transforment cette logistique.

    Opti-Coach est la première plateforme ergonomique qui offre :

    • Un audit personnalisé pour une analyse complète
    • Un réglage pas à pas du poste de travail en moins de 20 minutes par le salarié
    • L’édition de bilans individuels et collectifs
    • Une expérience ludique avec l’ajout de quiz interactif, d’un module de sensibilisation et d’exercices d’étirement.

    Pour les préventeurs, Opti-Coach apporte une organisation optimisée, un gain de temps considérable et un impact à plus grande échelle !

    Repérer et agir sur les contraintes ergonomiques 

    Un diagnostic complet identifie trois catégories de contraintes qui interagissent et qui se renforcent mutuellement :

    Contraintes physiques 

    • Postures contraintes/prolongées (> 4 sec)
    • Mouvements répétitifs (> 4 actions/min)
    • Efforts statiques : bras sans appui, tensions permanentes
    • Environnement : éclairage < 200 lux, température < 21°C ou > 26°C, bruit > 60 dB.

    La méthode : observer le poste 15-30 min minimum (idéalement plusieurs cycles de travail) et noter tous les écarts par rapport à la neutralité biomécanique.

    Contraintes cognitives 

    • Surcharge liée au multitâche ou à la complexité des logiciels
    • Interruptions fréquentes (emails, appels, notifications)
    • Interfaces mal conçues
    • Manque d’autonomie ou absence de feedback.

    La méthode : entretien sur le ressenti de charge mentale et observation des interruptions sur 1-2h.

    Contraintes organisationnelles

    • Durée sur écran sans interruption
    • Pression temporelle, délais serrés
    • Absence d’alternance des tâches
    • Sous-effectif, surcharge de travail…

    La méthode : analyse de l’organisation (plannings, cadences) et questionnaire de ressenti.

    L’ergonomie du travail sur écran ne s’improvise pas. Un diagnostic structuré transforme les plaintes en données objectives, les achats hasardeux en investissements ciblés et les douleurs chroniques en confort sur le long terme. En croisant mesures biomécaniques, ressenti des collaborateurs et analyse organisationnelle, vous identifiez précisément les contraintes pour agir efficacement.

    La démarche idéale : observer avant d’agir, mesurer avant d’investir, prioriser pour maximiser l’impact. Les outils existent, les méthodes sont éprouvées. Il ne reste qu’à passer à l’action pour protéger durablement la santé de vos équipes !

    FAQ

    Qu’est-ce que l’ergonomie du travail sur écran ? 

    L’ergonomie du travail sur écran est l’adaptation du poste informatique aux capacités humaines pour prévenir les TMS, la fatigue visuelle et le stress via trois dimensions : physique, cognitive et organisationnelle.

    Quels outils pour évaluer l’ergonomie ? 

    On utilise un certain nombre d’outils spécialisés : grilles INRS ED 6061, OREGE, ED 6161 avec ergonome, questionnaire nordique ou de solutions digitales de diagnostic guidé, comme Opti-Coach !

    À quelle fréquence réévaluer ? 

    Il est conseillé de réévaluer à J+7 puis M+1 après tout changement, annuellement en systématique (INRS), quotidiennement 5 min en flex-office et trimestriellement en télétravail.

    Quels sont les principaux signes d’un poste non ergonomique ?

    Les symptômes peuvent se manifester par des douleurs cervicales ou lombaires après quelques heures de travail, des tensions aux épaules et trapèze, une fatigue visuelle en milieu d’après-midi (yeux secs, picotements), des fourmillements ou picotements aux poignets et une fatigue générale disproportionnée par rapport à l’effort fourni.

    Peut-on réaliser un diagnostic ergonomique soi-même ?

    Pour un premier dépistage, on peut utiliser des grilles d’auto-évaluation simples ou des solutions comme Opti-Coach. Pour les situations complexes (TMS déclarés, douleurs persistantes, postes multi-écrans), l’intervention d’un ergonome professionnel certifié reste indispensable pour une analyse plus approfondie.

    Sources :

    INRS. Travail de bureau, prévenir les risques professionnels.

    Découvrez Opti-Coach, la solution idéale pour améliorer l’ergonomie de votre espace de travail. Une solution simple et efficace pour préserver votre bien-être et celui de vos équipes !

    Opti-Coach © 2025, Tous droits réservés.